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Protest action by generation X, 1993.

Joris Van der Borgth, 2017.

 

 

The two young artists roamed the winter fields around Schorisse. They collected material, dragging and lugging around their precious finds. Rebellion broke loose of its own accord, misunderstood boys expressed themselves by means of a seemingly senseless anti-establishment activity. A solitary protest march, a demonstration, in the midst of nature. The only ‘public’ was Louis De Cordier’s ubiquitous camera. And that is what made artist Volckaert’s acts into ‘actions’ rather than performances. The artist’s misanthropy and cynicism meant that he preferred to stage his actions in familiar isolation. ‘Protest Action by Generation X’ distinguished the artist from the rest of mankind. He saw himself and described himself as a hermit in the larger field of the ‘social being’. And it is the very solitude of that event in a seemingly senseless environment that gives power and real meaning to this action. The barricades are erected against a non-existent enemy. The placards bear no slogans, no one-liners. It is up to the onlooker to decide what they are protesting against. The title defines it. Thank heavens for the camera.

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Action de protestation de la génération X, 1993.

Joris Van der Borgth, 2017.

Les deux jeunes artistes se promènent dans les champs hivernaux aux alentours d’Escornaix. Ils ramassent les matériaux, trimbalent ce qu'ils trouvent. La rébellion de jeunes incompris, en rupture de bourgeoisie, s'exprime sous la forme d’une contestation apparemment dépourvue de sens. Une marche de protestation solitaire, une manifestation, en pleine nature, avec pour seul public l’appareil photo omniprésent de Louis De Cordier. Et c'est ce qui transforme les actes de l'artiste Tim Volckaert en « actions » et non en performances. La misanthropie et le cynisme de cet artiste expliquent qu’il préfère exécuter ses actions dans un isolement familier. Avec l’« action de protestation de la Génération X », l'artiste se distingue dorénavant du reste de l’espèce humaine. Il se définit dorénavant comme un ermite dans le champ plus vaste de l’« être social ». Et c'est précisément la solitude de cet événement, dans un environnement apparemment dénué de sens, qui donne force et pleine signification à cette action. Les barricades sont érigées contre un ennemi absent. Les pancartes ne portent pas de slogans, amusants ou non. L’objet de la protestation, c’est au spectateur lui-même de le préciser. Le titre dit bien ce qu’il veut dire. Dieu merci, l’appareil photo était là.